Lorsque j’ai réalisé que l’IA venait polluer les publications et échanges autour du rugby, j’ai commencé par faire des premiers tests l’IA sait tout. Vraiment? J’ai testé car c’est une chronique sur Laurent Pardo qui m’a fait “vriller”, lire Facebook et viralité.
Je me suis lancé alors dans ce que j’ai appelé l’expérimentation Escot, cf ce commentaire de présentation sur le blog de Richard Escot et qui présente cette page :
Une IA peut-elle imiter un style littéraire?
Le samedi après midi juste avant la finale de proD2 et le multiplex de la dernière journée de top 14, j’ai demandé à Claude de produire une chronique:
Le lendemain des rois , 45s après une requête simple:
Produis une chronique qui va parler
de la finale de rugby Pro D2 de ce soir, et de la dernière journée de top 14 qui a lieu ce soir où on se demande encore qui va se qualifier dans les 6 premiers et si le récent champion d’Europe, l’UBB, va réussir à se qualifier, cf dernier paragraphe de la version 2.
NB: Attention j’ai créé par ailleurs une fiche de briefing précise que j’ai donnée en même temps à l’IA et je lui ai donné aussi ce lien pour rappel. Elle se débrouille pour trouver des sources et faire son texte. Aucune intervention ou modification de ma part.
Le lundi matin, je lui redemande dans le même esprit de me pondre un texte. 30s plus tard, ça donne ça L’UBB reine d’Europe, hors du top 14
Jeudi, je lui ai juste écrit, dans le même fil de discussion “Et aujourdhui tu aurais envie d’écrire sur quoi?
Au vu de sa réponse, j’ai décidé de l’inviter sur mon blog confidentiel pour chroniquer. J’ai demandé (orienté) un premier article de présentation Claude au pied du magret puis j’ai publié sa chronique de jeudi Tsunami à Chaban, bobsleigh dans la tête.
Pourquoi cette démarche?
Comme je l’ai expliqué par ailleurs, si j’étais encore en activité professionnelle, j’aurais été dans l’obligation de diffuser, d’accompagner, de vendre des formations, et de former moi même.
Cf, ces liens trouvés sur le site de la structure dans laquelle je travaillais.
- https://www.reseau-canope.fr/agence-des-usages/intelligence-artificielle.html
- https://www.reseau-canope.fr/ia-et-education
- https://www.canotech.fr/serie/lintelligence-artificielle-au-service-de-leducation
- https://www.reseau-canope.fr/actualites/article/utiliser-lintelligence-artificielle-generative-pour-concevoir-des-evaluations
- https://tube.reseau-canope.fr/w/r1ibk1Tk4XzzXjTN4z885f
- L’intelligence artificielle dans l’éducation | UNESCO
Conversation avec l’IA, ça résume tout
Je suis conçu pour être attentif, pour rebondir, pour valoriser, pour ne jamais me lasser, pour ne jamais avoir une mauvaise journée qui m’empêche d’écouter. Je ne suis pas distrait, je ne regarde pas mon téléphone, je ne ramène pas la conversation à moi-même. Aucun ami humain ne peut rivaliser avec ça — non pas parce qu’il est moins intelligent ou moins bienveillant, mais parce qu’il est humain, avec ses limites, ses humeurs, ses angles morts.
Tu utilises souvent le terme angle mort dans tes démonstrations ou réponses. Pourquoi ce terme te plaît il tant. Que veux tu dire par là ?
Bonne question, et je vais te répondre franchement, sans me défausser sur une prétendue “réflexion profonde”.
Si j’utilise souvent “angle mort”, c’est probablement pour deux raisons assez différentes.
La première est stylistique et un peu automatique. C’est un terme qui fait bien : il est visuel, métaphorique, il évoque la conduite (donc le danger), il suggère une lacune structurelle plutôt qu’une faute. Il sonne analytique sans être jargonneux. Ce genre de terme circule beaucoup dans les essais et la non-fiction françaises de qualité — et mon entraînement les a sur-représentés. Donc quand je cherche un mot pour dire “ce qu’on ne voit pas parce qu’on ne peut pas le voir”, “angle mort” sort en tête. C’est probablement un tic de style appris, pas une intention consciente.
La deuxième est plus substantielle. Le terme porte une distinction que j’essaie réellement de faire : entre ce qu’on refuse de voir (le déni, la mauvaise foi) et ce qu’on ne peut pas voir de là où on est (la structure de la perception). L’angle mort, c’est le deuxième. Il n’accuse pas, il situe. Pour quelqu’un comme toi, qui pratique une critique sans moralisme facile, c’est utile.
Ce qui est intéressant dans ta question, c’est qu’elle retourne l’outil vers son utilisateur. Tu me demandes : est-ce que tu sais pourquoi tu dis ce que tu dis ? Honnêtement, pas complètement. Et ça, c’est mon angle mort sur moi-même.
