C’est durant l’été 2024 qui a suivi la claque subie par l’UBB en finale que j’ai découvert l’existance de cet expert en mécaniques comportementales, gestion de crise et optimisation de la performance.
Et depuis ma rencontre récente avec Bast je peux rajouter ici en introduction de cette présentation, la phrase fétiche qu’il utilise avec ses étudiants “Le mental, c’est fondamental”.
L’Expérience Rugby et l’UBB (Union Bordeaux Bègles)
Ancien joueur de rugby et pionnier de la professionnalisation de ce sport dès 1995, Éric Blondeau intervient à la fin de l’été 2024, à la demande de Yannick Bru comme préparateur comportemental et mental de haut niveau auprès de l’UBB pour optimiser la prise de décision sous pression et libérer les joueurs de leurs « dettes mentales ».
Plus récemment il a accompagné Sophie Adenot pendant deux ans dans sa préparation mentale pour intégrer le corps des astronautes de l’ESA.
Paru aux éditions Buchet-Chastel, cet ouvrage présente la peur non comme un ennemi, mais comme un outil biologique et un levier d’aide à la décision.
Texte en en tête du compte LinkedIn de Xavier Brissard reproduit strictement à l’identique de ce qu’une personne inscrite sur le réseau LinkedIn peut voir.
C’est quoi, la transmission? Ça commence quand ? Et que transmettons-nous vraiment ? On imagine souvent qu’elle commence lorsque l’on décide d’apprendre quelque chose à quelqu’un. Mais je crois qu’elle commence bien avant. Un enfant regarde. Il écoute. Il observe nos gestes, nos réactions, nos silences aussi… Et il apprend. Celui qui jette son mégot par la fenêtre de sa voiture peut toujours expliquer à son enfant qu’il faut respecter la nature. Celui qui passe sa soirée sur son téléphone peut toujours lui demander de décrocher du sien. Ce que nous faisons pèse bien plus lourd que ce que nous disons. Alors, quand nous regardons les jeunes générations prendre la parole, manifester, contester, défendre leurs convictions… avec lesquelles nous sommes parfois d’accord, parfois pas du tout! Je me demande : Qu’avons-nous contribué à leur transmettre pour qu’elles regardent le monde ainsi ? Et surtout: Sommes-nous capables de nous remettre en cause ? Parce que transmettre, ce n’est pas seulement expliquer ce qu’il faut penser. C’est aussi et surtout le montrer. La transmission la plus forte est sans doute celle dont nous n’avons même pas conscience. Et je ne parle pas seulement du cercle familial. Je parle de nous tous, les adultes. C’est une question qui traverse mon parcours d’éducateur, d’entraîneur, de communicant et d’auteur. C’est surtout ce que j’espère avoir fait avec Le Gabion et la Piterne, et d’une autre manière, dans mes autres livres. Photo de mon fils avant-hier et maintenant. Merci Antoine DESPREZ pour la photo de droite.
Travail de recherche et de rédaction réalisé avec Perplexity. Perplexity est accessible sur son site officiel et se présente comme un moteur de réponses et de recherche sourcée
À Pau, la formation des jeunes est devenue la colonne vertébrale du projet sportif. La page officielle de la Section intitulée « La formation de la Section poursuit sa structuration » en donne une illustration nette : le club y affiche une organisation de plus en plus lisible, pensée pour faire grandir les jeunes talents et renforcer les passerelles vers le groupe professionnel. Au cœur de ce dispositif, la capsule joue un rôle clé : elle sert de sas vers le groupe professionnel pour les joueurs les plus prometteurs, dans une logique d’accompagnement individualisé portée par la direction du club et l’ensemble du staff formation. Le parcours d’Axel Desperes illustre cette montée en puissance progressive, patiemment construite au sein de la Section Paloise.
À Pau, la formation des jeunes n’est pas un simple appoint à l’équipe première : elle est devenue un pilier du projet sportif. La Section Paloise s’appuie sur un centre de formation qui alimente progressivement le groupe professionnel, dans une logique de construction au long cours assumée par la gouvernance du club et par Sébastien Piqueronies.
Ce point est particulièrement bien illustré par la page officielle de la Section intitulée « La formation de la Section poursuit sa structuration », qui montre que le club a franchi un cap dans l’organisation de sa filière jeunes. On y voit une stratégie clairement assumée : structurer la formation, renforcer les passerelles internes et faire émerger des joueurs capables d’intégrer l’équipe professionnelle dans la continuité du projet sportif. Accéder à la page officielle de la Section Paloise
Le choix est clair : faire émerger des joueurs formés dans l’environnement palois, les accompagner étape par étape, puis les installer dans la durée au plus haut niveau. Cette philosophie n’est pas un slogan de circonstance, mais une ligne directrice réaffirmée par les dirigeants, qui parlent d’un projet de temps long et d’un club qui veut s’inscrire durablement parmi les plus compétitifs du rugby français et européen.
Une jeunesse assumée
Sébastien Piqueronies a très tôt assumé ce virage vers la jeunesse. Lors de son arrivée à Pau, le club expliquait déjà faire le choix d’un homme aux convictions rugbystiques fortes et d’un bâtisseur capable de donner du sens à une construction orientée sur la formation. De son côté, Piqueronies disait avoir très rapidement adhéré à l’ambition de développement de la Section Paloise, en soulignant l’importance du projet axé sur la formation et de la culture club.
Cette orientation s’inscrit dans une continuité plus large de sa trajectoire. Ancien responsable des équipes de France jeunes, Piqueronies a souvent défendu l’idée que la jeunesse n’est pas un pari risqué, mais une opportunité de développement à condition d’être accompagnée, structurée et responsabilisée. Dans une interview relayée par Le Figaro, il parlait déjà de la jeunesse comme d’une opportunité unique et fabuleuse, en insistant sur les valeurs de travail, d’énergie et de détermination portées par ces joueurs.
La capsule, sas vers le groupe pro
La notion de capsule est centrale dans cette politique sportive. À la Section Paloise, elle renvoie à un dispositif intermédiaire destiné aux jeunes joueurs les plus proches du niveau professionnel, afin de réduire la distance entre le centre de formation et l’équipe première. Ce sas permet d’identifier les profils prêts à franchir un cap et de leur proposer un accompagnement renforcé, plus individualisé et plus exigeant.
La page officielle sur la structuration de la formation est précieuse parce qu’elle confirme cette logique de passage progressif : le club ne parle pas seulement de formation, mais d’organisation, de structuration et de continuité entre les différents niveaux du club. C’est exactement l’esprit de la capsule : sélectionner, préparer et faire monter en compétence les jeunes les plus avancés.
Concrètement, la capsule s’inscrit dans une logique de transition : le joueur continue à se développer dans son environnement de formation, mais il entre déjà dans une logique de haut niveau, avec davantage d’exigence, de suivi et de proximité avec les pros. Le texte de référence sur ce dispositif décrit bien cette idée d’identification des joueurs prêts à intégrer la structure professionnelle et de mise à disposition d’un cadre d’accélération de leur développement.
Un accompagnement global
La capsule ne se limite pas au terrain. Les contenus vidéo consacrés à la Section montrent que le club accompagne les jeunes de 16 à 22 ans dans leur développement extrasportif, avec un travail sur le scolaire, le physique, le mental, la nutrition et la prévention des blessures. La mission affichée est de former des joueurs performants, mais aussi des véritables citoyens avec des valeurs.
La page officielle de la formation va dans le même sens : elle donne à voir un club qui structure son avenir autour d’un centre de formation central dans le projet global, et non comme un simple satellite de l’équipe première. Cette articulation entre formation, performance et progression individuelle est l’un des marqueurs les plus forts du modèle palois.
Cette approche est importante parce qu’elle replace la performance dans un cadre plus large. Le joueur n’est pas seulement évalué sur ses qualités rugbystiques : on observe aussi sa maturité, sa capacité à gérer la charge de travail, son comportement quotidien et sa faculté à s’inscrire dans un projet collectif. C’est précisément ce qui donne du sens à la capsule : fabriquer un passage progressif vers le pro, sans brûler les étapes.
La nouvelle structuration
La formation paloise a continué d’évoluer, et les responsabilités ont été réorganisées après le départ programmé de Pierre Perez. Le club indique désormais que ses missions sont réparties entre Lucas Broto, Directeur du Centre de Formation, et Brandon Fajardo, Manager parcours Elite Jeunes. Cela montre que la structuration de la filière ne dépend pas d’un seul nom, mais d’un ensemble de fonctions coordonnées.
Cette réorganisation éclaire aussi le fonctionnement de la capsule. Elle suppose une articulation très fine entre les différents étages du club : école de rugby, association, centre de formation, staff pro et management sportif. La capsule n’est donc pas un objet isolé, mais un outil de circulation interne dans une architecture pensée pour faire monter les joueurs en puissance.
Axel Desperes, exemple concret
Axel Desperes incarne particulièrement bien cette logique. Le club rappelle qu’il a rejoint la Section en 2018 en cadets, qu’il a poursuivi sa progression dans les catégories du club, puis qu’il a franchi un nouveau palier avec son entrée dans l’environnement professionnel. La Section met aussi en avant sa polyvalence, puisqu’il peut évoluer à l’ouverture, à l’arrière ou au centre.
Son parcours est emblématique d’une jeunesse patiemment construite. La prolongation de son contrat jusqu’en 2029 confirme la confiance du club dans son potentiel et dans sa capacité à devenir un joueur structurant du futur. Le club insiste sur sa marge de progression, son sang-froid et sa montée en puissance, autant d’éléments qui en font une figure idéale de la réussite du modèle palois.
Un projet de long terme
Le choix de la jeunesse à Pau n’est donc ni improvisé ni opportuniste. Il s’inscrit dans une stratégie cohérente où la formation, la capsule et l’intégration progressive des talents répondent à une même logique : construire une équipe compétitive à partir d’un socle de joueurs formés ou façonnés par le club.
Le prolongement de Sébastien Piqueronies dans la durée confirme cette orientation. Les dirigeants expliquent avoir voulu porter un projet sportif de temps long, en rupture avec la logique de court terme qui domine souvent le rugby professionnel. Dans ce cadre, la jeunesse n’est pas un supplément d’âme : elle est l’un des moteurs du projet.
Article rédigé par Vibe, une IA développée par Mistral AI et basée sur le modèle Mistral Medium 3.5.
Le centre de formation de la Section Paloise, un lieu d’excellence pour les jeunes talents.
La Section Paloise, club historique du rugby français, a su se distinguer ces dernières années par une approche audacieuse et efficace de la formation de ses jeunes talents. Alors que de nombreux clubs misent sur des budgets colossaux pour recruter des stars confirmées, Pau a choisi de construire son avenir sur une philosophie simple mais révolutionnaire : la capsule.
Ce concept, au cœur de la stratégie du club, a permis à la Section de devenir l’un des viviers les plus prolifiques de jeunes joueurs en Top 14, tout en s’appuyant sur une identité forte et une culture club bien ancrée dans le Béarn. Ce modèle a porté ses fruits : en 2026, la Section Paloise s’est qualifiée pour la phase finale du Top 14 pour la première fois depuis 26 ans, en grande partie grâce à l’émergence de ses jeunes pépites.
Des joueurs comme Emilien Gailleton, Fabien Brau-Boirie, Grégory Arfeuil, Hugo Auradou ou Théo Attissogbe – tous issus de la formation paloise – symbolisent cette réussite.
1. Le Centre de Formation : Un écosystème dédié à l’excellence
📍 1.1. Une structure historique et ambitieuse
Inauguré en 2000, le centre de formation de la Section Paloise est situé à Pau, au cœur du Béarn. Dirigé depuis 2023 par Lucas Broto, il a pour mission de préparer les jeunes joueurs à intégrer l’équipe professionnelle, tout en leur offrant un double projet : sportif et scolaire ou professionnel.
Le centre s’appuie sur des infrastructures de qualité, comme le stade de la Croix du Prince, ancien antre emblématique du club, où se déroulent les matchs des équipes jeunes.
« Le centre de formation est un lieu où l’on ne forme pas seulement des rugbymen, mais des hommes. »
🌍 1.2. Un partenariat international pour élargir les horizons
En janvier 2024, la Section Paloise a signé un partenariat avec le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie pour développer un modèle d’accompagnement des jeunes rugbymen vers le haut niveau. Ce projet vise à repérer et recruter des talents calédoniens, qui pourront intégrer le centre de formation de Pau.
2. La « Capsule » : Le secret de la réussite paloise
🔍 2.1. Qu’est-ce que la capsule ?
La capsule est un concept innovant mis en place par Sébastien Piqueronies, l’entraîneur de la Section Paloise, et son staff. Il s’agit d’un groupe restreint de jeunes joueurs ciblés, sélectionnés pour leur potentiel et leur capacité à s’intégrer rapidement à l’équipe première.
« Nous avons réduit drastiquement le nombre d’aspirants pour nous concentrer sur les pépites. L’idée est de leur offrir un cadre où elles peuvent s’épanouir, sans se noyer dans la masse. »
🎯 2.2. Une approche sélective et exigeante
La capsule repose sur trois piliers :
✅ La sélection rigoureuse : Seuls les joueurs présentant un profil adapté aux besoins de l’équipe première sont retenus.
✅ L’immersion précoce : Les jeunes de la capsule s’entraînent régulièrement avec le groupe professionnel.
✅ L’accompagnement individualisé : Chaque joueur bénéficie d’un suivi personnalisé.
📈 2.3. Des résultats concrets
🔹 Emilien Gailleton : Centre international français, symbole de la jeunesse dorée paloise.
🔹 Fabien Brau-Boirie et Grégory Arfeuil : Émergence rapide en Top 14.
🔹 Âge moyen de la ligne arrière : 23,7 ans (2025–2026), l’une des plus jeunes du championnat.
3. Témoignages et retours d’expérience
🗣️ 3.1. Les joueurs : « On se sent soutenus »
« À Pau, on ne nous a jamais mis la pression. On nous a dit : ‘Montrez ce que vous valez, et si vous êtes prêts, vous aurez votre chance.’ C’est libérateur. »
« Le plus important, c’est qu’on nous considère comme des joueurs à part entière, pas comme des espoirs en attente. »
👨🏫 3.2. Les entraîneurs : « Un investissement sur le long terme »
« On ne peut pas rivaliser avec les budgets des autres clubs. Alors on mise sur ce qu’on sait faire : former des joueurs intelligents, techniques, et surtout, qui ont envie de porter ce maillot. La capsule, c’est notre arme secrète. »
4. Les clés du succès : Ce qui fait la différence à Pau
🏆 4.1. Une culture club forte
La Section Paloise a toujours mis l’accent sur l’identité béarnaise et la fidélité. Les jeunes joueurs intègrent rapidement cette culture, ce qui facilite leur intégration dans le groupe professionnel.
📚 4.2. Un accompagnement global
La formation à Pau ne se limite pas au terrain. Les jeunes bénéficient d’un suivi scolaire ou professionnel pour préparer leur avenir après le rugby.
🔓 4.3. Une confiance inébranlable
Contrairement à d’autres clubs où les jeunes doivent souvent attendre des années avant d’avoir leur chance, à Pau, la porte de l’équipe première est grande ouverte pour ceux qui le méritent.
5. Les défis et perspectives d’avenir
⚖️ 5.1. Maintenir l’équilibre entre formation et performance
Avec la montée en puissance de l’équipe première, la Section Paloise doit désormais gérer l’afflux de talents tout en maintenant son niveau d’exigence.
🌎 5.2. Attirer de nouveaux talents
Le partenariat avec la Nouvelle-Calédonie est une première étape, mais le club souhaite élargir son réseau de recrutement, notamment en Afrique et en Amérique du Sud.
6. Conclusion : Un exemple à suivre
La Section Paloise a su transformer sa contrainte (un budget limité) en atout majeur grâce à une vision claire et une méthode innovante : la capsule. En misant sur la qualité de la formation, l’accompagnement personnalisé et une culture club forte, le club a réussi à faire émerger une génération de joueurs qui font aujourd’hui la fierté du rugby français.
À l’heure où le Top 14 est de plus en plus dominé par des clubs aux moyens financiers démesurés, la Section Paloise prouve qu’il est encore possible de briller par l’intelligence collective et la formation.
Et si la capsule était la recette du rugby de demain ?
📊 Annexes : Chiffres clés et palmarès
Catégorie
Détails
Centre de formation
Inauguré en 2000, dirigé par Lucas Broto depuis 2023.
Classement du centre
5e en 2018 (meilleur classement à ce jour).
Joueurs issus de la formation
Emilien Gailleton, Fabien Brau-Boirie, Grégory Arfeuil, Hugo Auradou, Théo Attissogbe, Axel Despérès.
Âge moyen (ligne arrière)
23,7 ans (2025–2026).
Qualification en phase finale
2026 (première fois depuis 26 ans).
📌 Sources : Rugbyrama (2025, 2026), Wikipédia, interviews de Sébastien Piqueronies, Brandon Fajardo, Julien Sarraute, Hugo Auradou, Théo Attissogbe.
Nous, on va se poser la question, faut-il s’attendre à une nouvelle refonte de la Champions Cup ? Les clubs sud-africains sur le départ, format jamais vraiment adapté, adopté, télévision pas convaincue. De nombreuses rumeurs évoquent un changement en profondeur de, de la Champions Cup. Euh, tout d’abord, Philippe, qu’est-ce qui est reproché au format actuel ? Alors, qu’est-ce qui est reproché ? Ça dépend pour qui. Euh, pour les clubs européens historiques, ce qui est reproché beaucoup aujourd’hui, c’est, euh, les difficultés de déplacement en Afrique du Sud, certaines impasses qui rendent l’attractivité jour de match, euh, un peu délicate. Et puis surtout, les incertitudes sur ces formules qui changent très régulièrement et qui rendent cette compétition un peu moins lisible du point de vue du grand public, avec forcément une adhésion et une affection qui est un peu remise en question. Voilà. Après, je sais pas si tu me lances tout de suite sur la réalité des faits et ce qu’il en est de nos amis sud-africains, parce que j’ai des infos toutes fraîches. Ouais, vas‑y. Qui sont assez loin de ce qu’on a lu et entendu ces derniers jours. Ben vas‑y alors, parce qu’en effet, c’est le The Times, je crois, un journal anglais qui avait annoncé que les clubs sud-africains pourraient quitter la Champions Cup, qu’il pourrait y avoir une refonte, qu’on pourrait complètement changer la forme, changer la construction. Il serait peut-être autrement, d’après tes informations, Philippe ? Ah oui, complètement autrement. Et ça, je peux vous l’affirmer. J’étais très surpris quand j’ai eu cette information pour une raison assez simple, parce que je l’explique souvent à l’antenne, c’est qu’en fait, il faut comprendre que les Sud-Africains ne sont pas liés directement à l’EPCR. Les Sud-Africains ont décidé de rejoindre l’URC pour leur modèle économique et c’est viable. Ils ont trouvé une viabilité économique à travers leur intégration dans l’URC. C’est une société commerciale. Les clubs sud-africains, les franchises sud-africaines sont devenus actionnaires de cette organisation qu’est l’URC. Et l’URC est en lien direct avec l’EPCR, avec une règle assez simple, c’est qu’en fonction de votre classement dans l’URC, vous jouez soit la Champions Cup, soit, soit la Challenge Cup. Et donc en fait, c’est aussi simple que ça. C’est-à-dire que demain, dire pour les Sud-Africains, on joue plus cette compétition-là, ça revient à fausser complètement la règle de l’URC envers l’EPCR et de déséquilibrer tout le modèle. Donc, j’ai, j’ai jamais trop cru à cette information, mais en fait, ce que je peux vous dire aujourd’hui, c’est que un bras de fer est en train de se mettre en place entre les franchises sud-africaines et la SARU, la, la fédération, puisqu’en fait, cette fuite de cette semaine, elle vient de la SARU, qui aimerait préserver ses joueurs internationaux, qui voit pas grand intérêt dans cette compétition de la Champions Cup et des compétitions européennes et qui a bien compris l’intérêt de, de ces franchises dans l’URC, mais beaucoup moins dans les compétitions EPCR et qui aimerait remettre ça en question. Mais en tous les cas, les hommes forts du rugby sud-africain, les patrons et les mécènes des franchises sont complètement opposés à ça. Il y a une réunion qui doit avoir lieu dans les prochaines semaines entre les représentants des franchises et la SARU. Euh, et donc, je pense pas qu’on aille au bras de fer du côté du rugby sud-africain, mais en tous les cas, il y a un écart de vision quand même très important entre la fédération et ses franchises. Et du coup, Philippe, si je comprends bien, donc la fédération sud-africaine serait pour quitter les compétitions européennes, mais pas la compétition URC. Et les franchises, elles, y voient un intérêt complètement autre de rester à la fois à l’URC et sur la Champions Cup ou la Challenge européenne. Juste, est-ce que cette info qui a fuité, en effet, ces derniers jours, euh, est-ce que ça arrangeait pas un peu quelque part l’organisation de l’EPCR pour organiser la Challenge et, et, et la Champions Cup quand on voit que, ben, la présence de ces franchises sud-africaines faisait, euh, faisait pas plaisir aux supporters, ne ravissait pas toutes les— tous les clubs, également en Angleterre, en Irlande, en France. Comment on avait pris cette fuite d’informations et quelle est la suite qui va être donnée aussi de ces côtés-là au niveau des, des fédérations ? Alors, l’intérêt des fédérations, plutôt des ligues professionnelles, puisque c’est elles qui sont en lien direct avec l’EPCR ou les sociétés commerciales. Euh, donc, à part pour les pays qui n’ont pas de ligues professionnelles comme en Irlande, en Écosse ou au Pays de Galles. Euh, mais en fait, il faut comprendre d’abord que l’EPCR a un vrai intérêt à avoir intégré les Sud-Africains. Parce que d’un point de vue de son potentiel de partenaires et de diffusion et de négociation de droits télé, on vient chercher un territoire, l’Afrique, euh, alors c’est pas toute l’Afrique, bien sûr, mais une partie de l’Afrique qui est un territoire assez colossal et qui offre des perspectives de développement qui sont importantes. Donc, l’EPCR est sur le papier ravi que, que les Sud-Africains aient rejoint cette compétition. Après, à cette information, elle peut peut-être servir à l’organisateur. Je dis ça, j’en sais rien, c’est mon avis. Oui, bien sûr. Euh, dans la volonté de, de remettre sur la table les formules, l’organisation. Parce qu’il y a quand même quelques griefs des clubs. Il faut savoir que les Sud-Africains, même s’ils veulent pas sortir de cette compétition, et les clubs européens, c’est pareil, ont des surcoûts importants sur les déplacements qui sont pas compensés complètement par l’organisation.Donc ça coûte de l’argent au club de, de se déplacer, euh, dans cette compétition. Et donc autant pour les clubs européens et notamment français qui ont une histoire avec ce, cette compétition comme, comme le Stade Toulousain, comme l’UBB un peu plus récemment, comme La Rochelle, comme Clermont, dans une certaine mesure. Toulon. Vous savez, vous faites le– Toulon bien sûr. Vous savez, vous faites le plein les jours de match. Euh, donc vous remplissez, euh, les caisses en termes de billetterie et d’hospitalité. Donc vous pouvez vous permettre de reperdre un peu d’argent sur les déplacements. Mais pour les clubs qui n’ont pas une grande histoire avec cette compétition, ben en fait, c’est plus dur à vendre. Et donc c’est un peu la double peine. Donc il y a quand même des questions assez majeures qui sont sur la table. Et l’enjeu de l’organisateur de l’EPCR, euh, dans le– pour moi, à, à assez court terme, c’est de rassurer les acteurs sur la viabilité économique. Oui. Et sur des solutions à trouver pour que ce soit moins complexe en termes d’organisation de déplacements. Justement, quand on voit par exemple qu’en Afrique du Sud, les stades sont pas pleins alors qu’en Europe, c’est la majorité du, du temps le cas, est-ce qu’on peut imaginer peut-être, pourquoi pas, que, euh, un club vienne en Afrique du Sud et fasse comme une tournée, euh, on va dire, il reste deux, deux, trois semaines pour faire une série de matchs sur la période donnée, que les clubs sud-africains viennent faire ça également plutôt que peut-être qu’un coup on y va une semaine, un coup la semaine d’après on reçoit à la maison et que du coup bah, au niveau des organismes, au niveau des joueurs, c’est aussi lourd. Euh, c’est, c’est compliqué et ça pousse encore une fois plus facilement à faire l’impasse qu’à jouer le jeu jusqu’au bout. Ben dans les formules actuelles, et c’est toute la problématique. C’est ça la difficulté. Bien sûr que c’est idéal. Mais si t’as un club français qui joue contre au moins deux franchises sud-africaines, ça crée quand même des déséquilibres dans les poules. Mh. Si on revient à des poules de quatre ou des poules de cinq, comme, comme c’est, euh, comme c’est potentiellement envisagé aujourd’hui. Comme c’est en discussion, ouais. Donc, euh, non, non, mais alors, c’est, c’est sincèrement complexe pour l’organisateur, hein, euh, cette réflexion. Mais en tout cas, euh, elle doit être prise à bras le corps parce qu’on est sur des enjeux importants d’images, notamment en termes de développement durable. Euh, la pression augmente sur ce thème-là. Bien sûr. D’un point de vue des annonceurs. Euh, on parle beaucoup de la santé des joueurs et donc il faut faire attention aussi sur ce volet-là, parce que même s’il n’y a pas de décalage horaire, c’est des voyages qui sont très longs, qui sont pas toujours faits dans de très bonnes conditions parce que les coûts sont élevés. Donc, euh, voilà, il y a, il y a des, il y a des enjeux majeurs, mais en tout cas- Puis les images, les images Philippe des stades pas complètement pleins, elles sont pas bonnes non plus pour les, pour les diffuseurs. C’est, c’est pas des images… Oui, non, mais– oui, puis t’es plutôt sympa, des stades pas complètement pleins. Oui. J’ai plutôt des stades- Vides. Assez complètement vides. Euh, donc en Afrique du Sud, en effet, ils ont des vraies problématiques autour de ça. Leur modèle économique repose beaucoup moins que le nôtre sur les jours de match. Donc c’est, c’est pour eux pas très problématique. Mais en effet, d’un point de vue li– de l’image que ça renvoie pour la compétition, ça, ça peut en effet poser question. Mais comme le fait que des équipes font des impasses complètement sur des matchs importants et viennent avec une équipe bis voire ter qui prend soixante dix points. Euh, et donc, euh, il y a quand même des réflexions à mener, peut-être autour de pénalités, euh, sur des écarts de score trop importants. Ah oui. Des pénalités au classement financier. Enfin, il y a, il y a plein de réflexions à mener. Mais, euh, elles doivent l’être vraiment. Parce que cette compétition, même si elle reste un succès populaire et les phases finales surtout nous le montrent, euh, elle est un peu abîmée quand même malgré tout en termes de, d’image par rapport à son manque de visibilité. On rappelle Philippe, que tu nous apprends du coup dans ta chronique En Avant l’Éco que la rumeur qui avait filtré ces dernières semaines, derniers jours, notamment du côté anglais, de la presse anglaise, comme quoi les franchises sud-africaines pourraient quitter la Champions Cup et la Challenge européenne, euh, pourrait– cette info serait en fait une rumeur fausse. Puisque en gros, la décision- C’est, c’est, alors, c’est– je, je, j’insiste parce que je pense que c’est une info qui peut être relayée. Ah oui, bien sûr. C’est pas une rumeur, c’est pas une rumeur fausse. C’est, euh, une réflexion, euh, qui intéresse la SARU, euh, mais qui a pas la, le pouvoir de décision direct. C’est ça. Et, euh, je peux vous dire en effet que les, les, les patrons des grosses franchises sud-africaines, quand ils ont appris ça, ont été assez, euh, assez vexés et remontés et qu’une réunion est prévue prochainement et qu’elle va permettre de, de mettre sur la table ces sujets-là. Mais les propriétaires de franchises sont totalement opposés à l’idée de, de sortir de cette compétition. Donc les franchises sud-africaines seront présentes pour la saison 2026–2027, euh, des, des compétitions européennes. Oui. Exactement. Parfait. C’est une grosse info que vous avez sur Sud Radio, la radio du rugby, évidemment, et on va la relayer grâce à ta chronique En Avant l’Éco.