La formation, colonne vertébrale du projet palois

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À Pau, la for­ma­tion des jeunes est dev­enue la colonne vertébrale du pro­jet sportif. La page offi­cielle de la Sec­tion inti­t­ulée « La for­ma­tion de la Sec­tion pour­suit sa struc­tura­tion » en donne une illus­tra­tion nette : le club y affiche une organ­i­sa­tion de plus en plus lis­i­ble, pen­sée pour faire grandir les jeunes tal­ents et ren­forcer les passerelles vers le groupe pro­fes­sion­nel. Au cœur de ce dis­posi­tif, la cap­sule joue un rôle clé : elle sert de sas vers le groupe pro­fes­sion­nel pour les joueurs les plus promet­teurs, dans une logique d’ac­com­pa­g­ne­ment indi­vid­u­al­isé portée par la direc­tion du club et l’ensem­ble du staff for­ma­tion. Le par­cours d’Ax­el Des­peres illus­tre cette mon­tée en puis­sance pro­gres­sive, patiem­ment con­stru­ite au sein de la Sec­tion Paloise.

À Pau, la for­ma­tion des jeunes n’est pas un sim­ple appoint à l’équipe pre­mière : elle est dev­enue un pili­er du pro­jet sportif. La Sec­tion Paloise s’ap­puie sur un cen­tre de for­ma­tion qui ali­mente pro­gres­sive­ment le groupe pro­fes­sion­nel, dans une logique de con­struc­tion au long cours assumée par la gou­ver­nance du club et par Sébastien Piqueronies.

Ce point est par­ti­c­ulière­ment bien illus­tré par la page offi­cielle de la Sec­tion inti­t­ulée « La for­ma­tion de la Sec­tion pour­suit sa struc­tura­tion », qui mon­tre que le club a franchi un cap dans l’or­gan­i­sa­tion de sa fil­ière jeunes. On y voit une stratégie claire­ment assumée : struc­tur­er la for­ma­tion, ren­forcer les passerelles internes et faire émerg­er des joueurs capa­bles d’in­té­gr­er l’équipe pro­fes­sion­nelle dans la con­ti­nu­ité du pro­jet sportif.
Accéder à la page offi­cielle de la Sec­tion Paloise

Le choix est clair : faire émerg­er des joueurs for­més dans l’en­vi­ron­nement palois, les accom­pa­g­n­er étape par étape, puis les installer dans la durée au plus haut niveau. Cette philoso­phie n’est pas un slo­gan de cir­con­stance, mais une ligne direc­trice réaf­fir­mée par les dirigeants, qui par­lent d’un pro­jet de temps long et d’un club qui veut s’in­scrire durable­ment par­mi les plus com­péti­tifs du rug­by français et européen.

Une jeunesse assumée

Sébastien Piqueronies a très tôt assumé ce virage vers la jeunesse. Lors de son arrivée à Pau, le club expli­quait déjà faire le choix d’un homme aux con­vic­tions rug­bys­tiques fortes et d’un bâtis­seur capa­ble de don­ner du sens à une con­struc­tion ori­en­tée sur la for­ma­tion. De son côté, Piqueronies dis­ait avoir très rapi­de­ment adhéré à l’am­bi­tion de développe­ment de la Sec­tion Paloise, en soulig­nant l’im­por­tance du pro­jet axé sur la for­ma­tion et de la cul­ture club.

Cette ori­en­ta­tion s’in­scrit dans une con­ti­nu­ité plus large de sa tra­jec­toire. Ancien respon­s­able des équipes de France jeunes, Piqueronies a sou­vent défendu l’idée que la jeunesse n’est pas un pari risqué, mais une oppor­tu­nité de développe­ment à con­di­tion d’être accom­pa­g­née, struc­turée et respon­s­abil­isée. Dans une inter­view relayée par Le Figaro, il par­lait déjà de la jeunesse comme d’une oppor­tu­nité unique et fab­uleuse, en insis­tant sur les valeurs de tra­vail, d’én­ergie et de déter­mi­na­tion portées par ces joueurs.

La capsule, sas vers le groupe pro

La notion de cap­sule est cen­trale dans cette poli­tique sportive. À la Sec­tion Paloise, elle ren­voie à un dis­posi­tif inter­mé­di­aire des­tiné aux jeunes joueurs les plus proches du niveau pro­fes­sion­nel, afin de réduire la dis­tance entre le cen­tre de for­ma­tion et l’équipe pre­mière. Ce sas per­met d’i­den­ti­fi­er les pro­fils prêts à franchir un cap et de leur pro­pos­er un accom­pa­g­ne­ment ren­for­cé, plus indi­vid­u­al­isé et plus exigeant.

La page offi­cielle sur la struc­tura­tion de la for­ma­tion est pré­cieuse parce qu’elle con­firme cette logique de pas­sage pro­gres­sif : le club ne par­le pas seule­ment de for­ma­tion, mais d’or­gan­i­sa­tion, de struc­tura­tion et de con­ti­nu­ité entre les dif­férents niveaux du club. C’est exacte­ment l’e­sprit de la cap­sule : sélec­tion­ner, pré­par­er et faire mon­ter en com­pé­tence les jeunes les plus avancés.

Con­crète­ment, la cap­sule s’in­scrit dans une logique de tran­si­tion : le joueur con­tin­ue à se dévelop­per dans son envi­ron­nement de for­ma­tion, mais il entre déjà dans une logique de haut niveau, avec davan­tage d’ex­i­gence, de suivi et de prox­im­ité avec les pros. Le texte de référence sur ce dis­posi­tif décrit bien cette idée d’i­den­ti­fi­ca­tion des joueurs prêts à inté­gr­er la struc­ture pro­fes­sion­nelle et de mise à dis­po­si­tion d’un cadre d’ac­céléra­tion de leur développe­ment.

Un accompagnement global

La cap­sule ne se lim­ite pas au ter­rain. Les con­tenus vidéo con­sacrés à la Sec­tion mon­trent que le club accom­pa­gne les jeunes de 16 à 22 ans dans leur développe­ment extrasportif, avec un tra­vail sur le sco­laire, le physique, le men­tal, la nutri­tion et la préven­tion des blessures. La mis­sion affichée est de for­mer des joueurs per­for­mants, mais aus­si des véri­ta­bles citoyens avec des valeurs.

La page offi­cielle de la for­ma­tion va dans le même sens : elle donne à voir un club qui struc­ture son avenir autour d’un cen­tre de for­ma­tion cen­tral dans le pro­jet glob­al, et non comme un sim­ple satel­lite de l’équipe pre­mière. Cette artic­u­la­tion entre for­ma­tion, per­for­mance et pro­gres­sion indi­vidu­elle est l’un des mar­queurs les plus forts du mod­èle palois.

Cette approche est impor­tante parce qu’elle replace la per­for­mance dans un cadre plus large. Le joueur n’est pas seule­ment éval­ué sur ses qual­ités rug­bys­tiques : on observe aus­si sa matu­rité, sa capac­ité à gér­er la charge de tra­vail, son com­porte­ment quo­ti­di­en et sa fac­ulté à s’in­scrire dans un pro­jet col­lec­tif. C’est pré­cisé­ment ce qui donne du sens à la cap­sule : fab­ri­quer un pas­sage pro­gres­sif vers le pro, sans brûler les étapes.

La nouvelle structuration

La for­ma­tion paloise a con­tin­ué d’évoluer, et les respon­s­abil­ités ont été réor­gan­isées après le départ pro­gram­mé de Pierre Perez. Le club indique désor­mais que ses mis­sions sont répar­ties entre Lucas Bro­to, Directeur du Cen­tre de For­ma­tion, et Bran­don Fajar­do, Man­ag­er par­cours Elite Jeunes. Cela mon­tre que la struc­tura­tion de la fil­ière ne dépend pas d’un seul nom, mais d’un ensem­ble de fonc­tions coor­don­nées.

Cette réor­gan­i­sa­tion éclaire aus­si le fonc­tion­nement de la cap­sule. Elle sup­pose une artic­u­la­tion très fine entre les dif­férents étages du club : école de rug­by, asso­ci­a­tion, cen­tre de for­ma­tion, staff pro et man­age­ment sportif. La cap­sule n’est donc pas un objet isolé, mais un out­il de cir­cu­la­tion interne dans une archi­tec­ture pen­sée pour faire mon­ter les joueurs en puis­sance.

Axel Desperes, exemple concret

Axel Des­peres incar­ne par­ti­c­ulière­ment bien cette logique. Le club rap­pelle qu’il a rejoint la Sec­tion en 2018 en cadets, qu’il a pour­suivi sa pro­gres­sion dans les caté­gories du club, puis qu’il a franchi un nou­veau palier avec son entrée dans l’en­vi­ron­nement pro­fes­sion­nel. La Sec­tion met aus­si en avant sa poly­va­lence, puisqu’il peut évoluer à l’ou­ver­ture, à l’ar­rière ou au cen­tre.

Son par­cours est emblé­ma­tique d’une jeunesse patiem­ment con­stru­ite. La pro­lon­ga­tion de son con­trat jusqu’en 2029 con­firme la con­fi­ance du club dans son poten­tiel et dans sa capac­ité à devenir un joueur struc­turant du futur. Le club insiste sur sa marge de pro­gres­sion, son sang-froid et sa mon­tée en puis­sance, autant d’élé­ments qui en font une fig­ure idéale de la réus­site du mod­èle palois.

Un projet de long terme

Le choix de la jeunesse à Pau n’est donc ni impro­visé ni oppor­tuniste. Il s’in­scrit dans une stratégie cohérente où la for­ma­tion, la cap­sule et l’in­té­gra­tion pro­gres­sive des tal­ents répon­dent à une même logique : con­stru­ire une équipe com­péti­tive à par­tir d’un socle de joueurs for­més ou façon­nés par le club.

Le pro­longe­ment de Sébastien Piqueronies dans la durée con­firme cette ori­en­ta­tion. Les dirigeants expliquent avoir voulu porter un pro­jet sportif de temps long, en rup­ture avec la logique de court terme qui domine sou­vent le rug­by pro­fes­sion­nel. Dans ce cadre, la jeunesse n’est pas un sup­plé­ment d’âme : elle est l’un des moteurs du pro­jet.

Sources

La formation de la jeunesse à la Section Paloise : l’innovation par la capsule

Arti­cle rédigé par Vibe, une IA dévelop­pée par Mis­tral AI et basée sur le mod­èle Mis­tral Medi­um 3.5.

Centre de formation de la Section Paloise

Le cen­tre de for­ma­tion de la Sec­tion Paloise, un lieu d’ex­cel­lence pour les jeunes tal­ents.

La Sec­tion Paloise, club his­torique du rug­by français, a su se dis­tinguer ces dernières années par une approche auda­cieuse et effi­cace de la for­ma­tion de ses jeunes tal­ents. Alors que de nom­breux clubs mis­ent sur des bud­gets colos­saux pour recruter des stars con­fir­mées, Pau a choisi de con­stru­ire son avenir sur une philoso­phie sim­ple mais révo­lu­tion­naire : la cap­sule.

Ce con­cept, au cœur de la stratégie du club, a per­mis à la Sec­tion de devenir l’un des viviers les plus pro­lifiques de jeunes joueurs en Top 14, tout en s’appuyant sur une iden­tité forte et une cul­ture club bien ancrée dans le Béarn. Ce mod­èle a porté ses fruits : en 2026, la Sec­tion Paloise s’est qual­i­fiée pour la phase finale du Top 14 pour la pre­mière fois depuis 26 ans, en grande par­tie grâce à l’émergence de ses jeunes pépites.

Des joueurs comme Emi­lien Gail­leton, Fabi­en Brau-Boirie, Gré­go­ry Arfeuil, Hugo Auradou ou Théo Attis­sogbe – tous issus de la for­ma­tion paloise – sym­bol­isent cette réus­site.

1. Le Centre de Formation : Un écosystème dédié à l’excellence

📍 1.1. Une structure historique et ambitieuse

Inau­guré en 2000, le cen­tre de for­ma­tion de la Sec­tion Paloise est situé à Pau, au cœur du Béarn. Dirigé depuis 2023 par Lucas Bro­to, il a pour mis­sion de pré­par­er les jeunes joueurs à inté­gr­er l’équipe pro­fes­sion­nelle, tout en leur offrant un dou­ble pro­jet : sportif et sco­laire ou pro­fes­sion­nel.

Le cen­tre s’appuie sur des infra­struc­tures de qual­ité, comme le stade de la Croix du Prince, ancien antre emblé­ma­tique du club, où se déroulent les matchs des équipes jeunes.

« Le cen­tre de for­ma­tion est un lieu où l’on ne forme pas seule­ment des rug­by­men, mais des hommes. »

— David Aucagne, ancien entraîneur des Cra­bos et du cen­tre de for­ma­tion (2008–2017).

🌍 1.2. Un partenariat international pour élargir les horizons

En jan­vi­er 2024, la Sec­tion Paloise a signé un parte­nar­i­at avec le gou­verne­ment de la Nou­velle-Calé­donie pour dévelop­per un mod­èle d’accompagnement des jeunes rug­by­men vers le haut niveau. Ce pro­jet vise à repér­er et recruter des tal­ents calé­doniens, qui pour­ront inté­gr­er le cen­tre de for­ma­tion de Pau.

2. La « Capsule » : Le secret de la réussite paloise

🔍 2.1. Qu’est-ce que la capsule ?

La cap­sule est un con­cept inno­vant mis en place par Sébastien Piqueronies, l’entraîneur de la Sec­tion Paloise, et son staff. Il s’agit d’un groupe restreint de jeunes joueurs ciblés, sélec­tion­nés pour leur poten­tiel et leur capac­ité à s’intégrer rapi­de­ment à l’équipe pre­mière.

« Nous avons réduit dras­tique­ment le nom­bre d’aspirants pour nous con­cen­tr­er sur les pépites. L’idée est de leur offrir un cadre où elles peu­vent s’épanouir, sans se noy­er dans la masse. »

— Sébastien Piqueronies, entraîneur de la Sec­tion Paloise (2026).

🎯 2.2. Une approche sélective et exigeante

La cap­sule repose sur trois piliers :

  • La sélec­tion rigoureuse : Seuls les joueurs présen­tant un pro­fil adap­té aux besoins de l’équipe pre­mière sont retenus.
  • L’immersion pré­coce : Les jeunes de la cap­sule s’entraînent régulière­ment avec le groupe pro­fes­sion­nel.
  • L’accompagnement indi­vid­u­al­isé : Chaque joueur béné­fi­cie d’un suivi per­son­nal­isé.

📈 2.3. Des résultats concrets

  • 🔹 Emi­lien Gail­leton : Cen­tre inter­na­tion­al français, sym­bole de la jeunesse dorée paloise.
  • 🔹 Fabi­en Brau-Boirie et Gré­go­ry Arfeuil : Émer­gence rapi­de en Top 14.
  • 🔹 Âge moyen de la ligne arrière : 23,7 ans (2025–2026), l’une des plus jeunes du cham­pi­onnat.

3. Témoignages et retours d’expérience

🗣️ 3.1. Les joueurs : « On se sent soutenus »

« À Pau, on ne nous a jamais mis la pres­sion. On nous a dit : ‘Mon­trez ce que vous valez, et si vous êtes prêts, vous aurez votre chance.’ C’est libéra­teur. »

— Hugo Auradou, inter­na­tion­al français.

« Le plus impor­tant, c’est qu’on nous con­sid­ère comme des joueurs à part entière, pas comme des espoirs en attente. »

— Théo Attis­sogbe.

👨‍🏫 3.2. Les entraîneurs : « Un investissement sur le long terme »

« On ne peut pas rivalis­er avec les bud­gets des autres clubs. Alors on mise sur ce qu’on sait faire : for­mer des joueurs intel­li­gents, tech­niques, et surtout, qui ont envie de porter ce mail­lot. La cap­sule, c’est notre arme secrète. »

— Sébastien Piqueronies, entraîneur de la Sec­tion Paloise.

4. Les clés du succès : Ce qui fait la différence à Pau

🏆 4.1. Une culture club forte

La Sec­tion Paloise a tou­jours mis l’accent sur l’identité béar­naise et la fidél­ité. Les jeunes joueurs intè­grent rapi­de­ment cette cul­ture, ce qui facilite leur inté­gra­tion dans le groupe pro­fes­sion­nel.

📚 4.2. Un accompagnement global

La for­ma­tion à Pau ne se lim­ite pas au ter­rain. Les jeunes béné­fi­cient d’un suivi sco­laire ou pro­fes­sion­nel pour pré­par­er leur avenir après le rug­by.

🔓 4.3. Une confiance inébranlable

Con­traire­ment à d’autres clubs où les jeunes doivent sou­vent atten­dre des années avant d’avoir leur chance, à Pau, la porte de l’équipe pre­mière est grande ouverte pour ceux qui le méri­tent.

5. Les défis et perspectives d’avenir

⚖️ 5.1. Maintenir l’équilibre entre formation et performance

Avec la mon­tée en puis­sance de l’équipe pre­mière, la Sec­tion Paloise doit désor­mais gér­er l’afflux de tal­ents tout en main­tenant son niveau d’exigence.

🌎 5.2. Attirer de nouveaux talents

Le parte­nar­i­at avec la Nou­velle-Calé­donie est une pre­mière étape, mais le club souhaite élargir son réseau de recrute­ment, notam­ment en Afrique et en Amérique du Sud.

6. Conclusion : Un exemple à suivre

La Sec­tion Paloise a su trans­former sa con­trainte (un bud­get lim­ité) en atout majeur grâce à une vision claire et une méth­ode inno­vante : la cap­sule. En mis­ant sur la qual­ité de la for­ma­tion, l’accompagnement per­son­nal­isé et une cul­ture club forte, le club a réus­si à faire émerg­er une généra­tion de joueurs qui font aujourd’hui la fierté du rug­by français.

À l’heure où le Top 14 est de plus en plus dom­iné par des clubs aux moyens financiers démesurés, la Sec­tion Paloise prou­ve qu’il est encore pos­si­ble de briller par l’intelligence col­lec­tive et la for­ma­tion.

Et si la cap­sule était la recette du rug­by de demain ?

📊 Annexes : Chiffres clés et palmarès

Caté­gorie Détails
Cen­tre de for­ma­tion Inau­guré en 2000, dirigé par Lucas Bro­to depuis 2023.
Classe­ment du cen­tre 5e en 2018 (meilleur classe­ment à ce jour).
Joueurs issus de la for­ma­tion Emi­lien Gail­leton, Fabi­en Brau-Boirie, Gré­go­ry Arfeuil, Hugo Auradou, Théo Attis­sogbe, Axel Despérès.
Âge moyen (ligne arrière) 23,7 ans (2025–2026).
Qual­i­fi­ca­tion en phase finale 2026 (pre­mière fois depuis 26 ans).

📌 Sources : Rug­byra­ma (2025, 2026), Wikipé­dia, inter­views de Sébastien Piqueronies, Bran­don Fajar­do, Julien Sar­raute, Hugo Auradou, Théo Attis­sogbe.

📝 Crédit image : Sec­tion Paloise — Cen­tre de For­ma­tion

Rugby : les franchises sud-africaines ne quitteront pas la Champions Cup !

Tran­scrip­tion texte sous la vidéo.

Nous, on va se pos­er la ques­tion, faut-il s’at­ten­dre à une nou­velle refonte de la Cham­pi­ons Cup ? Les clubs sud-africains sur le départ, for­mat jamais vrai­ment adap­té, adop­té, télévi­sion pas con­va­in­cue.
De nom­breuses rumeurs évo­quent un change­ment en pro­fondeur de, de la Cham­pi­ons Cup. Euh, tout d’abord, Philippe, qu’est-ce qui est reproché au for­mat actuel ? Alors, qu’est-ce qui est reproché ? Ça dépend pour qui.
Euh, pour les clubs européens his­toriques, ce qui est reproché beau­coup aujour­d’hui, c’est, euh, les dif­fi­cultés de déplace­ment en Afrique du Sud, cer­taines impass­es qui ren­dent l’at­trac­tiv­ité jour de match, euh, un peu déli­cate.
Et puis surtout, les incer­ti­tudes sur ces for­mules qui changent très régulière­ment et qui ren­dent cette com­péti­tion un peu moins lis­i­ble du point de vue du grand pub­lic, avec for­cé­ment une adhé­sion et une affec­tion qui est un peu remise en ques­tion.
Voilà. Après, je sais pas si tu me lances tout de suite sur la réal­ité des faits et ce qu’il en est de nos amis sud-africains, parce que j’ai des infos toutes fraîch­es. Ouais, vas‑y. Qui sont assez loin de ce qu’on a lu et enten­du ces derniers jours.
Ben vas‑y alors, parce qu’en effet, c’est le The Times, je crois, un jour­nal anglais qui avait annon­cé que les clubs sud-africains pour­raient quit­ter la Cham­pi­ons Cup, qu’il pour­rait y avoir une refonte, qu’on pour­rait com­plète­ment chang­er la forme, chang­er la con­struc­tion.
Il serait peut-être autrement, d’après tes infor­ma­tions, Philippe ? Ah oui, com­plète­ment autrement. Et ça, je peux vous l’af­firmer. J’é­tais très sur­pris quand j’ai eu cette infor­ma­tion pour une rai­son assez sim­ple, parce que je l’ex­plique sou­vent à l’an­tenne, c’est qu’en fait, il faut com­pren­dre que les Sud-Africains ne sont pas liés directe­ment à l’EPCR.
Les Sud-Africains ont décidé de rejoin­dre l’URC pour leur mod­èle économique et c’est viable. Ils ont trou­vé une via­bil­ité économique à tra­vers leur inté­gra­tion dans l’URC. C’est une société com­mer­ciale.
Les clubs sud-africains, les fran­chis­es sud-africaines sont devenus action­naires de cette organ­i­sa­tion qu’est l’URC. Et l’URC est en lien direct avec l’EPCR, avec une règle assez sim­ple, c’est qu’en fonc­tion de votre classe­ment dans l’URC, vous jouez soit la Cham­pi­ons Cup, soit, soit la Chal­lenge Cup.
Et donc en fait, c’est aus­si sim­ple que ça. C’est-à-dire que demain, dire pour les Sud-Africains, on joue plus cette com­péti­tion-là, ça revient à fauss­er com­plète­ment la règle de l’URC envers l’EPCR et de déséquili­br­er tout le mod­èle.
Donc, j’ai, j’ai jamais trop cru à cette infor­ma­tion, mais en fait, ce que je peux vous dire aujour­d’hui, c’est que un bras de fer est en train de se met­tre en place entre les fran­chis­es sud-africaines et la SARU, la, la fédéra­tion, puisqu’en fait, cette fuite de cette semaine, elle vient de la SARU, qui aimerait préserv­er ses joueurs inter­na­tionaux, qui voit pas grand intérêt dans cette com­péti­tion de la Cham­pi­ons Cup et des com­péti­tions européennes et qui a bien com­pris l’in­térêt de, de ces fran­chis­es dans l’URC, mais beau­coup moins dans les com­péti­tions EPCR et qui aimerait remet­tre ça en ques­tion.
Mais en tous les cas, les hommes forts du rug­by sud-africain, les patrons et les mécènes des fran­chis­es sont com­plète­ment opposés à ça. Il y a une réu­nion qui doit avoir lieu dans les prochaines semaines entre les représen­tants des fran­chis­es et la SARU.
Euh, et donc, je pense pas qu’on aille au bras de fer du côté du rug­by sud-africain, mais en tous les cas, il y a un écart de vision quand même très impor­tant entre la fédéra­tion et ses fran­chis­es. Et du coup, Philippe, si je com­prends bien, donc la fédéra­tion sud-africaine serait pour quit­ter les com­péti­tions européennes, mais pas la com­péti­tion URC.
Et les fran­chis­es, elles, y voient un intérêt com­plète­ment autre de rester à la fois à l’URC et sur la Cham­pi­ons Cup ou la Chal­lenge européenne. Juste, est-ce que cette info qui a fuité, en effet, ces derniers jours, euh, est-ce que ça arrangeait pas un peu quelque part l’or­gan­i­sa­tion de l’EPCR pour organ­is­er la Chal­lenge et, et, et la Cham­pi­ons Cup quand on voit que, ben, la présence de ces fran­chis­es sud-africaines fai­sait, euh, fai­sait pas plaisir aux sup­port­ers, ne ravis­sait pas toutes les— tous les clubs, égale­ment en Angleterre, en Irlande, en France.
Com­ment on avait pris cette fuite d’in­for­ma­tions et quelle est la suite qui va être don­née aus­si de ces côtés-là au niveau des, des fédéra­tions ? Alors, l’in­térêt des fédéra­tions, plutôt des ligues pro­fes­sion­nelles, puisque c’est elles qui sont en lien direct avec l’EPCR ou les sociétés com­mer­ciales.
Euh, donc, à part pour les pays qui n’ont pas de ligues pro­fes­sion­nelles comme en Irlande, en Écosse ou au Pays de Galles. Euh, mais en fait, il faut com­pren­dre d’abord que l’EPCR a un vrai intérêt à avoir inté­gré les Sud-Africains.
Parce que d’un point de vue de son poten­tiel de parte­naires et de dif­fu­sion et de négo­ci­a­tion de droits télé, on vient chercher un ter­ri­toire, l’Afrique, euh, alors c’est pas toute l’Afrique, bien sûr, mais une par­tie de l’Afrique qui est un ter­ri­toire assez colos­sal et qui offre des per­spec­tives de développe­ment qui sont impor­tantes.
Donc, l’EPCR est sur le papi­er ravi que, que les Sud-Africains aient rejoint cette com­péti­tion. Après, à cette infor­ma­tion, elle peut peut-être servir à l’or­gan­isa­teur. Je dis ça, j’en sais rien, c’est mon avis.
Oui, bien sûr. Euh, dans la volon­té de, de remet­tre sur la table les for­mules, l’or­gan­i­sa­tion. Parce qu’il y a quand même quelques griefs des clubs. Il faut savoir que les Sud-Africains, même s’ils veu­lent pas sor­tir de cette com­péti­tion, et les clubs européens, c’est pareil, ont des sur­coûts impor­tants sur les déplace­ments qui sont pas com­pen­sés com­plète­ment par l’organisation.Donc ça coûte de l’ar­gent au club de, de se déplac­er, euh, dans cette com­péti­tion.
Et donc autant pour les clubs européens et notam­ment français qui ont une his­toire avec ce, cette com­péti­tion comme, comme le Stade Toulou­sain, comme l’UBB un peu plus récem­ment, comme La Rochelle, comme Cler­mont, dans une cer­taine mesure.
Toulon. Vous savez, vous faites le– Toulon bien sûr. Vous savez, vous faites le plein les jours de match. Euh, donc vous rem­plis­sez, euh, les caiss­es en ter­mes de bil­let­terie et d’hos­pi­tal­ité. Donc vous pou­vez vous per­me­t­tre de reper­dre un peu d’ar­gent sur les déplace­ments.
Mais pour les clubs qui n’ont pas une grande his­toire avec cette com­péti­tion, ben en fait, c’est plus dur à ven­dre. Et donc c’est un peu la dou­ble peine. Donc il y a quand même des ques­tions assez majeures qui sont sur la table.
Et l’en­jeu de l’or­gan­isa­teur de l’EPCR, euh, dans le– pour moi, à, à assez court terme, c’est de ras­sur­er les acteurs sur la via­bil­ité économique. Oui. Et sur des solu­tions à trou­ver pour que ce soit moins com­plexe en ter­mes d’or­gan­i­sa­tion de déplace­ments.
Juste­ment, quand on voit par exem­ple qu’en Afrique du Sud, les stades sont pas pleins alors qu’en Europe, c’est la majorité du, du temps le cas, est-ce qu’on peut imag­in­er peut-être, pourquoi pas, que, euh, un club vienne en Afrique du Sud et fasse comme une tournée, euh, on va dire, il reste deux, deux, trois semaines pour faire une série de matchs sur la péri­ode don­née, que les clubs sud-africains vien­nent faire ça égale­ment plutôt que peut-être qu’un coup on y va une semaine, un coup la semaine d’après on reçoit à la mai­son et que du coup bah, au niveau des organ­ismes, au niveau des joueurs, c’est aus­si lourd.
Euh, c’est, c’est com­pliqué et ça pousse encore une fois plus facile­ment à faire l’im­passe qu’à jouer le jeu jusqu’au bout. Ben dans les for­mules actuelles, et c’est toute la prob­lé­ma­tique. C’est ça la dif­fi­culté.
Bien sûr que c’est idéal. Mais si t’as un club français qui joue con­tre au moins deux fran­chis­es sud-africaines, ça crée quand même des déséquili­bres dans les poules. Mh. Si on revient à des poules de qua­tre ou des poules de cinq, comme, comme c’est, euh, comme c’est poten­tielle­ment envis­agé aujour­d’hui.
Comme c’est en dis­cus­sion, ouais. Donc, euh, non, non, mais alors, c’est, c’est sincère­ment com­plexe pour l’or­gan­isa­teur, hein, euh, cette réflex­ion. Mais en tout cas, euh, elle doit être prise à bras le corps parce qu’on est sur des enjeux impor­tants d’im­ages, notam­ment en ter­mes de développe­ment durable.
Euh, la pres­sion aug­mente sur ce thème-là. Bien sûr. D’un point de vue des annon­ceurs. Euh, on par­le beau­coup de la san­té des joueurs et donc il faut faire atten­tion aus­si sur ce volet-là, parce que même s’il n’y a pas de décalage horaire, c’est des voy­ages qui sont très longs, qui sont pas tou­jours faits dans de très bonnes con­di­tions parce que les coûts sont élevés.
Donc, euh, voilà, il y a, il y a des, il y a des enjeux majeurs, mais en tout cas- Puis les images, les images Philippe des stades pas com­plète­ment pleins, elles sont pas bonnes non plus pour les, pour les dif­fuseurs.
C’est, c’est pas des images… Oui, non, mais– oui, puis t’es plutôt sym­pa, des stades pas com­plète­ment pleins. Oui. J’ai plutôt des stades- Vides. Assez com­plète­ment vides. Euh, donc en Afrique du Sud, en effet, ils ont des vraies prob­lé­ma­tiques autour de ça.
Leur mod­èle économique repose beau­coup moins que le nôtre sur les jours de match. Donc c’est, c’est pour eux pas très prob­lé­ma­tique. Mais en effet, d’un point de vue li– de l’im­age que ça ren­voie pour la com­péti­tion, ça, ça peut en effet pos­er ques­tion.
Mais comme le fait que des équipes font des impass­es com­plète­ment sur des matchs impor­tants et vien­nent avec une équipe bis voire ter qui prend soix­ante dix points. Euh, et donc, euh, il y a quand même des réflex­ions à men­er, peut-être autour de pénal­ités, euh, sur des écarts de score trop impor­tants.
Ah oui. Des pénal­ités au classe­ment financier. Enfin, il y a, il y a plein de réflex­ions à men­er. Mais, euh, elles doivent l’être vrai­ment. Parce que cette com­péti­tion, même si elle reste un suc­cès pop­u­laire et les phas­es finales surtout nous le mon­trent, euh, elle est un peu abîmée quand même mal­gré tout en ter­mes de, d’im­age par rap­port à son manque de vis­i­bil­ité.
On rap­pelle Philippe, que tu nous apprends du coup dans ta chronique En Avant l’É­co que la rumeur qui avait fil­tré ces dernières semaines, derniers jours, notam­ment du côté anglais, de la presse anglaise, comme quoi les fran­chis­es sud-africaines pour­raient quit­ter la Cham­pi­ons Cup et la Chal­lenge européenne, euh, pour­rait– cette info serait en fait une rumeur fausse.
Puisque en gros, la déci­sion- C’est, c’est, alors, c’est– je, je, j’in­siste parce que je pense que c’est une info qui peut être relayée. Ah oui, bien sûr. C’est pas une rumeur, c’est pas une rumeur fausse.
C’est, euh, une réflex­ion, euh, qui intéresse la SARU, euh, mais qui a pas la, le pou­voir de déci­sion direct. C’est ça. Et, euh, je peux vous dire en effet que les, les, les patrons des gross­es fran­chis­es sud-africaines, quand ils ont appris ça, ont été assez, euh, assez vexés et remon­tés et qu’une réu­nion est prévue prochaine­ment et qu’elle va per­me­t­tre de, de met­tre sur la table ces sujets-là.
Mais les pro­prié­taires de fran­chis­es sont totale­ment opposés à l’idée de, de sor­tir de cette com­péti­tion. Donc les fran­chis­es sud-africaines seront présentes pour la sai­son 2026–2027, euh, des, des com­péti­tions européennes.
Oui. Exacte­ment. Par­fait. C’est une grosse info que vous avez sur Sud Radio, la radio du rug­by, évidem­ment, et on va la relay­er grâce à ta chronique En Avant l’É­co.